Prier

L’interpellation de nos évêques

Comme vous probablement, je me suis demandé pourquoi nos évêques nous proposent de retrouver la prière.

Je vois à cela plusieurs raisons mais nous pouvons en discuter.

Tout d’abord on peut se demander si dans des sociétés comme les nôtres, les chrétiens n’auraient pas à retrouver le chemin de la prière. C’est vrai, il y a beaucoup de générosité parmi les chrétiens. On se mobilise pour les droits de l’homme, pour l’humanitaire, pour les plus démunis. On signe des pétitions, on manifeste si cela est nécessaire. On voit aussi bien des chrétiens donner de leur temps pour se former dans le domaine de la Bible, dans la catéchèse, etc. Tout cela est évidemment très bien et positif. On peut toutefois se demander si la préoccupation de la vie intérieure, de la vie spirituelle n’est pas un domaine laissé en friche. C’est toute la question de la spiritualité, de la vie spirituelle qui est posé là. Et c’est un peu différent de ce qu’on peut appeler la religion. La religion, c’est tout le bagage fait de textes, de rites et de pratiques spécifiques d’une religion déterminée et tout ce bagage est nécessaire parce que la foi n’est pas un pur cri. Elle s’exprime au travers de textes, de rites, de signes. Mais ne faut-il pas qu’à l’intérieur de tout cela, il y ait une intériorité entretenue, nourrie qui donne son sens, sa direction et sa signification à tout ce bagage religieux. Et sans doute que la prière prend sa place ici.

Je vois une autre raison à l’interpellation de nos évêques.

A voir ce qui se passe, on remarque que les religions laissées à elles-mêmes ne vont pas sans produire des effets pervers. On peut certes discuter sur la qualité des croyances des islamistes du 11 septembre, sur celle de certains américains qui appellent la Bible pour conforter leur politique guerrière, on voit en tout cas qu’au nom de Dieu, des choses se passent qui peuvent être très meurtrières. Alors ne faut-il pas dépasser les identités meurtrières où les religions peuvent se fourvoyer et prier ensemble ? Prier ensemble ne peut-il pas ouvrir entre les humains des différentes religions un espace d’hospitalité par-delà ce qui les sépare ? Mais pour prier ensemble, ne faut-il pas commencer par reprendre chez soi le chemin de la prière ?

J’ajouterai encore ceci. Nous vivons dans des sociétés sécularisées où la religion a cessé largement d’orienter les conduites sociales et individuelles. Cela signifie que chacun est sans doute plus livré à lui-même pour découvrir son chemin dans la vie. D’où la nécessité du discernement pour éviter de suivre simplement " ce que tout le monde fait ". Soyez dans le monde, nous dit Jésus mais sans être du monde. Mais le discernement ne s’improvise pas. Il suppose une vie spirituelle alimentée. Et ici encore, à mon avis, prend place une vie de prière.

Il faut bien reconnaître une certaine déficience dans la vie chrétienne ces dernières années. Elle n’a pas donné suffisamment de quoi vivre la vie chrétienne au quotidien. D’où le succès des voies spirituelles qui proposent un art de vivre concret hors des doctrines et des dogmes comme le bouddhisme ou le développement d’un bricolage religieux.

 

Je n’ai pas dans ma mallette un " Prier sans peine " ou un " La prière pour les nuls ". Rien de tout cela.

Le mieux est encore de reconnaître au départ avec saint Paul lui-même : " nous ne savons pas prier comme il faut " (Romains 8,26). C'est-à-dire que nous devons consentir, accepter à ne pas disposer d’une maîtrise de notre prière. Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas décider de la valeur de notre prière ou de celle d’un autre. Cela nous échappe.

Saint Paul ne dit pas que nous ne savons pas prier mais que le " comme il faut " nous échappe. Cela appartient à l’Esprit. C’est donc ce qui nous est demandé : de nous dessaisir de la maîtrise de notre prière et de laisser prier l’Esprit saint en nous. De nous mettre en état d’ouverture pour que l’Esprit prie en nous. Or nous pensons d’emblée, spontanément, qu’il nous faut occuper la place…

Je dirais donc qu’au départ, pour prier, il nous faut consentir à ne pas tenir ou détenir un savoir sur ce qu’est prier et comment prier. Déplacement.

Remarquons que Jésus lui-même lorsqu’il parle de la prière nous invite à un pareil déplacement.

Par exemple en Marc 11,23 : la prière est comme un déplacement d’une montagne qui se jette dans la mer. Si dans la prière, on se rappelle que l’on a quelque chose contre autrui, eh bien, il faut se déplacer et aller pardonner.

Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens qui s’imaginent qu’ils seront exaucés à force de paroles " (Mtt.6,7)

Pour prier dit Jésus, il faut aller dans " le secret ", se déplacer vers le lieu intérieur où nous ne sommes ni vus par les autres ni par nous-mêmes.

 

 

Ceci dit en introduction, je vais maintenant aller vers ce que j’appelle la maison de prière chrétienne. Jésus nous dit : " ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic…C’est une maison pour la prière ".

Mais qu’est-ce que c’est cette maison de la prière chrétienne ?

 

 

 

 

 

I. La maison de la prière chrétienne

Lorsque les premiers chrétiens ont voulu résumer les grands axes de leurs fidélités, ils ont dit ceci, exprimé sous forme de sommaire dans le livre des Actes des apôtres : " Ils étaient fidèles (on peut aussi traduire assidus) à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle, à la fraction du pain et à la prière ".

Il s’agit là de ce qui constitue la vie chrétienne : 4 axes, 4 piliers ou ce que j’appellerais " la table chrétienne " avec ses 4 pieds. Si vous enlevez un pied, la table ne tient plus…L’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, la prière. C’est là l’identité chrétienne, c’est-à-dire ce qui identifie le chrétien.

Je voudrais attirer votre attention sur l’ordre dans lequel ces 4 axes sont disposés parce que cet ordre n’est pas quelconque mais est voulu, choisi. Si l’on met ces 4 axes n’importe comment, dans n’importe quel ordre, eh bien on perd le sens, on brouille les choses.

En premier lieu vient l’enseignement des apôtres. Cela veut dire, pour aller au fond des choses, tout commence par la Parole de Dieu. Tout l’Ancien Testament comme tout le Nouveau ne cessent pas de dire : " écoute Israël ", ou bien : " donne à ton serviteur un cœur qui écoute ", ou bien : " au commencement était la Parole ", ou bien : " ce que nous avons entendu du Verbe de vie ", ou bien " tu es heureux, Simon, car ce n’est ni la chair, ni le sang qui t’ont révélé cela mais mon Père qui est dans les cieux ". Etre chrétien, en d’autres termes, c’est s’ouvrir à une révélation, se mettre à l’écoute de la Parole que Dieu dit. C’est déjà vrai d’ailleurs dans toute rencontre d’autrui. Si nous voulons rencontrer l’autre, un autre, une autre, il nous faut toujours le laisser se dire. Cela paraît une évidence mais ce n’est pas si simple. Si souvent nous savons d’avance, nous savons déjà qui est l’autre, nous venons vers lui avec un savoir préalable et la communication se brouille, ou se défait. C’est une expérience quotidienne dans la vie des couples, dans les familles.

Donc pour entrer en relation avec le Père ou le Christ, il s’agit d’écouter ce qu’ils disent d’eux-mêmes à travers la Bible, à travers les Ecritures.

Vous voyez, ce qui est au commencement ce n’est pas la morale, les commandements mais l’écoute, l’ouverture pour l’écoute : qui est le Dieu chrétien ? Quel est son désir par rapport à nous ? Sans quoi nous risquons toujours de nous faire de fausses images de Dieu ou de suivre des idoles dont nous devenons dépendants au lieu d’être libres.

En deuxième lieu, nous trouvons la communion fraternelle. Pourquoi ?

Eh bien parce que la vérité que porte la Parole n’est pas une vérité intellectuelle, théorique. La Parole de Jésus dans les évangiles est une parole en vue d’une vie nouvelle. " A ceci, on reconnaîtra que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres ". Donc la Parole en vue d’une vie nouvelle. C’est pourquoi Jésus d’emblée rassemble à sa suite un groupe des disciples mais un groupe dont la vie sera différente de ce qui se passe habituellement. " Il n’en sera pas ainsi chez vous, leur dit-il, le plus grand sera celui qui sert ". Il s’agit de commencer non pas un autre monde en quittant celui-ci mais un monde autre. Un monde qui n’est plus réglé sur la loi du plus fort, sur l’exclusion, le rejet, l’égoïsme. Bref un monde qui n’est plus réglé sur la pulsion de mort mais sur ce qui fait vivre, sur ce qui donne vie. C’est cela que Jésus commence. Il recommence l’humanité et c’est pourquoi St Paul l’appelle : le nouvel Adam.

Pourquoi la Parole précède-t-elle la communion fraternelle ?

Eh bien parce que c’est la Parole qui garde la communauté. Les évangiles nous disent comment Jésus voit le Royaume, comment il invite à l’accueillir. Sans la Parole qui précède nous risquons d’aimer seulement ceux qui nous aiment, ceux qui pensent comme nous, qui nous ressemblent. Nous risquons de nous replier en ghetto et de recommencer des exclusions, des rejets. Ou bien, c’est la même chose, de définir ce qu’est aimer à partir seulement de notre point de vue, de notre façon de voir les choses. Jésus dit : " aimez-vous comme je vous aime ".

Voilà donc pourquoi, Jésus nous dit : " demeurez dans ma Parole ".

Allons maintenant voir le troisième axe ou la troisième fidélité des chrétiens. " Ils étaient fidèles à la fraction du pain ". Saint Luc qui a écrit cela parle de l’eucharistie.

C’est donc à tort que l’on dirait : " je suis croyant mais pas pratiquant ". Celui ou celle qui parle ainsi a sans doute mille bonnes raisons à ses yeux de le dire mais ce n’est pas l’identité chrétienne. Celle-ci se réalise dans un " faire mémoire " de ce que Jésus a dit et fait. " Faites ceci en mémoire de moi ". Ce sont bien ses mots et sa demande. Faire mémoire de Jésus, c’est refaire ce geste de la fraction du pain qui signifie à la fois sa vie à lui fractionnée, sa vie rompue dans l’amour ET le commencement du monde nouveau fondé sur le pain fractionné pour le partage. La fraction du pain symbole de la vie de Jésus et du monde nouveau qui en vient. Si on fractionne le pain, on le multiplie et il peut y en avoir pour tous. La fraction du pain est un multiplicateur de vie.

Mais vous comprenez aussi comment nos eucharisties n’ont de sens et ne trouvent leur signification que sur la Parole qui précède. On ne peut pas comprendre l’eucharistie détachée de l’Evangile. Avec les disciples sur la route d’Emmaüs, Jésus n’a pas commencé par faire la fraction du pain. Il les a remis d’abord dans la mémoire du sens de sa vie, de tout ce qui le concernait.

Mais il faut dire aussi que l’eucharistie sans la communion fraternelle qui précède n’a pas beaucoup de sens. Comment voulez-vous que cela ait du sens de faire la fraction du pain là où les gens " se bouffent entre eux ", " ne savent pas se sentir ". C’est alors un geste qui est vidé de son sens. Il faut une communauté qui dise déjà la vérité, au moins partiellement, de ce que nous célébrons. Si le Christ donne sa vie pour rassembler les enfants de Dieu dispersés, il faut que cela puisse déjà être là, au moins en partie. Pour reconnaître le Christ, il faut déjà, d’une manière ou d’une autre, participer à son amour. On le reconnaît alors parce qu’on le rejoint là où il se tient, là où il est présent. " Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ". Réunis.

Vous pouvez remarqué que nos eucharisties ont gardé cette structure. Avant de passer à la prière eucharistique, nous écoutons la liturgie de la Parole. Et le " nous " désigne une communauté. " Là où deux ou trois sont réunis en mon nom ", dit Jésus.

Vous allez me dire : mais la prière dans tout cela. Eh bien, j’y viens parce que c’est le quatrième axe, la quatrième fidélité chrétienne.

Et, à partir de ce qui précède, nous allons pouvoir entrer dans la maison de prière chrétienne.

Je dirais que pour pouvoir prier, il faut que nous soyons à l’intérieur de la Parole, dans la présence de Dieu. Jésus dit : " demeurez dans ma parole ", ce qui veut dire qu’il regarde sa parole comme une demeure, une maison qui nous recueille, qui nous garde.

J’ai remarqué que je ne puis pas prier comme on mettrait en marche une machine, comme on mettrait en marche un moteur, avec ce qu’on attend de là : que la machine fasse quelque chose, que la voiture puisse démarrer.

On arrive à prier que si l’on est habité à l’intérieur par une présence. Tout au début, je vous ai rappelé les mots de saint Paul : " nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intervient… ".

Sans cela, la prière risque d’être plaquée de l’extérieur. On peut aussi utiliser la comparaison de Jésus dans une de ses paraboles : la Parole tombée dans la bonne terre. Si elle tombe à l’extérieur ou sur le bord, elle ne donne pas de fruits ou en donne peu.

Pourquoi est-ce important ? Parce que sans être nourri par la Parole de Dieu qui me précède je risque toutes sortes de dérives. Je puis prier un Dieu construit à mon image ou projeter sur Dieu mes propres défigurations intérieures (ex. le Dieu gendarme ou le Dieu-miroir de ma belle âme ou de mon âme noire). Je puis me complaire dans une piété qui est sans lien avec ma vie réelle et m’exalter simplement dans des sentiments.

Dans la présence et dans la Parole de Dieu, j’accueille, je me mets à l’écoute plus que je ne veux tenir des discours à Dieu. J’accepte de me voir dans la lumière de Dieu et dès lors je me connais mieux tel que je suis, selon son regard à lui, acceptant de me laisser purifier.

Le premier critère de la prière chrétienne me paraît être là : est-ce que je suis dans la Parole, dans la présence de Dieu, dans l’ouverture à ce qu’il me dit par sa Parole.

Quand tu pries, retire-toi dans ta chambre ", dit Jésus. Il ne désigne pas uniquement un local mais un espace intérieur où nous pouvons être nous-mêmes tout à fait sous le regard de Dieu. Depuis qu’il est ressuscité, on peut dire que Jésus est un espace qui a suscité beaucoup de créativité, que ce soit l’écriture des évangiles, la création de communautés, l’invention du secours et du partage. Il suscite aussi la créativité de la prière.

Un deuxième critère de la prière chrétienne me paraît être la communion fraternelle.

Cela veut dire que la prière doit me mettre ou me remettre dans la communion.

Jésus le dit : " si tu sens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ta prière et va d’abord te réconcilier ". Evidemment il ne s’agit de prendre cette parole mécaniquement. Le pardon et au-delà la réconciliation (à ne pas confondre), cela ne s’opère pas en deux temps trois mouvements. Cela peut prendre du temps. Le temps qu’il faut.

Mais il est bien clair que l’on n’est pas dans l’esprit du Christ si la prière est déconnectée de nos relations.

On peut même dire plus : la vie de prière doit nous ouvrir à une communion toujours plus large. Transformer notre regard sur autrui, déplacer nos murs intérieurs, lever nos barrières. Le Christ a détruit le mur, les murs…

Bien entendu cette transformation, cette conversion épouse notre psychologie, avec ses données historiques, ses possibilités, ses souplesses ou ses rigidités. Donc cette transformation prend le temps qu’il faut.

A l’inverse, on peut dire aussi que la vie de prière garde la communion ; elle empêche que nous voyions celle-ci uniquement selon notre point de vue, que nous définissions la communion comme le groupe de ceux et celles qui ont la même vision que nous, les mêmes conceptions, etc. La prière maintient, doit maintenir en nous l’état d’ouverture, l’espace nécessaire où je puis écouter l’autre comme différent de moi.

Venons-en au troisième critère de la prière chrétienne.

Comme je vous l’ai dit, avant que la prière soit nommée dans la liste des fidélités chrétiennes, nous trouvons la fraction du pain. Nous faisons-là, je vous l’ai rappelé, mémoire du don que Jésus fait de sa vie. Il nous dit : voilà, si vous voulez apporter la vie, entrer dans le partage. C’est la clé qui ouvre à la vie. Et ce partage n’est pas seulement le partage des choses que vous avez ou de votre temps, c’est donner sa vie, accepter de partager sa vie comme du pain.

Ce partage est un passage car se partager ainsi c’est passer d’une vie qui se garde pour elle-même, qui veut se préserver pour elle-même à une vie qui accepte de se perdre. Passer de la mort à la vie. C’est tout le sens de la pâque que Jésus vit avec ses amis avant sa mort, symbolisant ce passage vers la vie qu’il accepte de recevoir du Père.

Eh bien, la prière nous fait entrer dans ce chemin pascal de Jésus, ce passage de la mort à la vie. Dans la prière, nous passons réellement de ce qui est du bois mort en nous (égoïsme, cruauté, dépendance, violence, tristesse…) vers la vie.

Je vous disais que la prière est de la créativité. Elle l’est réellement parce qu’elle invente, elle ouvre un passage pour aller hors de ce qui ne va pas à la vie bonne.

Un passage en vue d’un dépassement.

En ce sens, on peut dire que toute prière chrétienne est eucharistique parce qu’elle nous entraîne dans ce dynamisme pascal que Jésus réalise dans toute sa vie et qu’il a symbolisé dans le rite de la dernière Cène.

Et on peut dire, en regardant les choses dans l’autre direction que la vie de la prière en nous vient préserver l’eucharistie de s’aplatir en un pur rite formaliste. La prière garde l’eucharistie d’être " une machine à messe ".

 

 

II. Des conseils pratiques tirés de la tradition (Extrait d’un N° de l’hebdomadaire La Vie)

    1. Une certaine régularité est nécessaire. C’est d’ailleurs vrai pour tous les arts et les apprentissages.
    2. Ne pas prendre des résolutions irréalistes, intenables.
    3. Avoir un lieu de prière : une église silencieuse, une chapelle, un coin de prière chez soi.
    4. Un rituel. Les moines prient en s’appuyant sur un rituel fait de gestes sobres, d’une bougie allumée, d’une icône que l’on regarde, d’une musique calme…
    5. Trouver son temps propice à la prière. Inutile de vouloir prier au moyen du souper ou du bain des enfants, des devoirs à regarder, du match à la TV.
    6. Le corps en prière : repérer comment je prie le mieux, y joindre la respiration, les mains ouvertes
    7. On peut s’aider d’un texte de psaume, d’évangile, d’un spirituel qui nous touche…Mais ne pas transformer le moment de prière en moment de lecture. Cela ne se recouvre pas.
    8. Et les distractions ? On revient à un passage d’un psaume, aux mots d’un chant connu. On remet le regard sur l’icône, sur la flamme de la bougie. On peut se concentrer sur sa respiration.
    9. Ne pas oublier des temps forts : une récollection, une retraite…

Fr. Hubert